Législation

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La législation.

PRIME DE SECRETARIAT

Les travaux de secrétariat consistent à effectuer, régulièrement, au moins l'une des tâches suivantes :

-assurer la correspondance du cabinet sur indication du praticien, c'est-à-dire réponse à un confrère, demande de renseignements à un médecin, demande d'information auprès d'un laboratoire pharmaceutique, commande de fournitures, et tout autre travail exécuté régulièrement, le courrier pouvant être dactylographié, manuscrit ou sur traitement de texte;

-participer à la rédaction des travaux d'étude ou de recherche des praticiens;

-tenir à jour l'état, des comptes du cabinet et préparer l'échéancier des dépenses ainsi que les chèques de paiement.

L'exécution d'une manière habituelle de travaux de secrétariat entraîne le versement de la prime de secrétariat telle que définie à l'article 3.14 de la convention collective nationale.

La gestion des rendez-vous, la rédaction des notes d'honoraires et la rédaction des documents officiels administratifs (feuilles de Sécurité sociale, feuilles pour mutuelles ou organismes d'assurance complémentaire et reçus) font partie du travail normal de l'assistante) dentaire stagiaire et qualifié(e), de l'aide dentaire stagiaire et qualifié(e) et du (ou de la) réceptionniste ou hôtesse d'accueil, et n'entraînent pas l'obligation de verser la prime de secrétariat.

HEURES SUPPLEMENTAIRES

1. Les taux des majorations de salaire

Désormais, les huit premières heures supplémentaires (de la 36ème à la 43ème heures incluses) donnent lieu à une majoration de salaire de 25%, à défaut d’accord prévoyant une contrepartie sous forme de repos. Le taux de majoration des heures supplémentaires peut être fixé par convention ou accord de branche. Ce taux ne pourra être inférieur à 10%.

Le régime transitoire pour les entreprises de 20 salariés au plus est maintenu. Ainsi, pour les quatre premières heures supplémentaires, le taux de majoration des heures supplémentaires reste fixé à 10% au lieu de 25%, au plus tard jusqu’au 31 décembre 2005.

Majoration de salaire

Horaire hebdomadaire effectué
Entreprise de 20 salariés et moins
Entreprise de 20 salariés et plus

De la 36ème à la 39ème heure incluse
+ 10 % (1) (2)
+ 25 % (2)

De la 40ème heure à la 43ème incluse
+ 25 % (2)
+ 25 % (2)

Au delà de la 43ème heure
+ 50 %
+ 50 % (2)

Imputation sur le contingent annuel (3)
2003 : au-delà de la 36ème heure

2004 : au-delà de la 35ème heure
Au-delà de la 35ème heure

(1) Jusqu'au 31 décembre 2005 au plus tard
(2) Une convention ou un accord de branche étendu peut ramener ce taux à un niveau inférieur mais avec un minimum de 10 %.
(3) Les heures supplémentaires effectuées pour travaux urgents et les heures totalement valorisées par un repos compensateur de remplacement ne s'imputent pas sur le contingent annuel d'heures supplémentaires.


2. Les modalités de paiement des heures supplémentaires


Les majorations pour heures supplémentaires sont calculées à partir du salaire horaire effectif du salarié. Par conséquent, l'employeur doit prendre en compte le salaire réellement payé au salarié et non le salaire minimal éventuellement prévu par la convention collective.

En principe, les heures supplémentaires doivent être payées au terme du mois où elles ont été effectuées. Les heures qui comporte une majoration de salaire doivent figurer distinctement sur le bulletin de paye, sur une ligne différente des heures correspondant au salaire de base.

Les repos compensateurs

Le repos compensateur légal
· La durée du repos compensateur

Seules les heures supplémentaires sont susceptibles d'ouvrir droit au repos compensateur légal. Par ailleurs, le régime du repos compensateur varie selon que les heures supplémentaires sont incluses ou non dans le contingent annuel conventionnel ou, à défaut, dans le contingent légal. En effet, depuis la loi Fillon, s'il existe un contingent conventionnel annuel d'heures supplémentaires, celui-ci sert de référence pour le calcul du repos compensateur légal. Auparavant, seul le contingent légal servait de seuil sur ce plan (C. trav. art. L. 212-5-1).
A noter. Cette nouvelle règle s'applique également au contingent conventionnel négocié avant la loi Fillon. Ainsi, le repos compensateur est attribué en fonction du seuil fixé par ces contingents dans la limite du contingent légal. Par exemple, si le contingent conventionnel est de 140 heures par an et par salarié, c'est cette limite qui est prise en compte pour calculer le repos compensateur légal. En revanche, si le contingent conventionnel est de 190 heures, c'est le contingent légal de 180 heures par an et par salarié qui est pris en compte pour l'attribution du repos compensateur.
De plus, l'acquisition du repos varie aussi en fonction de l'effectif de l'entreprise et le nombre d'heures supplémentaires effectuées par an et par salarié.

CONGES PAYES

MODALITES

Période du droit d'ouverture de CP : du 1 juin au 31 mai.

La période pendant laquelle le salarié doit en principe prendre ses congés payés court du 1er mai au 31 octobre inclus.

L'ordre et les dates des départs doivent être communiqués individuellement aux salariés et affichés sur les lieux de travail au moins un mois avant leur départ. Le salarié est tenu de respecter les dates de congés. A défaut, il peut faire l'objet d'une sanction disciplinaire.

Ils ne peuvent être modifiés un mois avant le départ sauf circonstances exceptionnelles.

FRACTIONNEMENT

La durée du congé ne peut excéder 24 jours ouvrables d'affilés soit 4 semaines, sauf cas particulier pour les travailleurs étrangers ou des Dom-Tom, et ne peut être inférieure à 12 jours ouvrables (2 semaines).

Toutefois, le congé principal peut être fractionné avec l'accord du salarié. Si le salarié prend des congés en dehors de la période légale ( soit entre le 1er novembre et le 30 avril) il a le droit à :

2 jours ouvrables supplémentaires si il prend au moins 6 jours;
1 jour ouvrable supplémentaire lorsqu'il prend entre 3 et 4 jours.
Si le fractionnement est demandé par le salarié, l'employeur peut subordonner son accord à la renonciation par le salarié de ces jours supplémentaires.

Le décompte des congés payés peut être effectué soit :

en jours ouvrables (tous les jours de la semaine sauf le dimanche ou le jour de repos hebdomadaire et les jours fériés et chômés)
en jours ouvrés (les jours normalement travaillés)

ex: 6 jours ouvrables = 5 jours ouvrés


INDEMNITES

Pendant ses congés payés le salarié perçoit, selon le système qui lui est le plus favorable, soit :

le 10ème du salaire qui lui a été versé entre le 1er juin et le 31 mai.
le salaire qu'il aurait gagné s'il avait travaillé.
Le montant de la rémunération et les dates du congé payé devront figurer clairement sur les fiches de paie.


CAS PARTICULIERS

En cas de maladie pendant les congés payés, le salarié doit reprendre son travail à la date initiale sans pouvoir prolonger ou même reporter partie de son congé. Pour la période de congés pendant laquelle le salarié a été malade l'employeur doit verser l'indemnité de congés payés cumulable avec les indemnités servies par la sécurité sociale.

Lorsqu'un jour férié chômé tombe pendant les congés il y a lieu d'attribuer un jour de congé supplémentaire. Ce jour n'est pas dû si le jour férié est habituellement travaillé dans l'entreprise.

Lorsque le salarié est en congés payés pendant le préavis, celui-ci est suspendu pendant toute la durée du congé et reprend à l'expiration du congé.

Références
Art L 223-1 à L 223-8 ; L 236-10 ; L 434-10 ; R 223-1 ; D 223-1 à D 223-1-15 du Code du Travail.

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